La campagne du Maroc-1907

 Au cours du XIXe Siècle, la pression coloniale  de l’Allemagne, la Grande Bretagne, l’Espagne,  est importante sur le Maroc.  Par ailleurs, sa situation géographique offre à la France de pouvoir   constituer un territoire homogène avec l’Algérie qu’elle colonise depuis 1830. De plus, elle dispose d’un droit de protection qui s’étend aux autochtones employés par les autorités consulaires et aux agents des négociants Français. La conférence de Madrid de 1880 va conférer les mêmes droits à toutes les grandes nations Européennes.  Mais  la France se heurte aux ambitions concurrentes des autres pays et  à la volonté  d’indépendance des Marocains. La conférence d’Algésiras de 1906 viendra tenter d’apaiser la confrontation diplomatique  entre la France et l’Allemagne, mais elle va montrer aux Marocains que l’Europe n’était pas unie dans la lutte dont le pays était l’enjeu.  La France va devoir faire ensuite preuve de fermeté, l’assassinat du docteur Mauchamp à Marrakech le 19 mars 1907, le massacre de Casablanca le 30 juillet 1907 et la fusillade du 5 août visant 66 marins  débarqués du Croiseur Galilée vont conduire au bombardement de Casablanca et le débarquement d’une force terrestre d’environ 3000 hommes conduite par le général Drude. La mission du corps expéditionnaire est de sécuriser Casablanca et sa banlieue.  Un détachement de sapeurs TG du 26e bataillon du Génie doté de moyens de communication optique est sous les ordres du  lieutenant  Hartmann l’accompagne.  En janvier 1908,lLe corps expéditionnaire est placé sous les ordres du général d’Amade. Ce dernier est chargé de mener des opérations de pacifications contre les tribus hostiles de la Chaouia qui sont concentrées autour de deux principaux centres de rébellion Setta et M’Dakra.   Le chef des services de télégraphie est le capitaine Férrié.  Ce dernier a conçu  pour l’occasion les ensembles mobiles de télégraphie sans fil qui vont suivre les colonnes composés d’un véhicule-poste qui reçoit les postes émetteurs récepteurs et d’un véhicule de servitude. Lors de sa traversée sur le croiseur Kleber, il doit improviser et il met eu point en compagnie du lieutenant de vaisseau Jance un certain nombre d’installations. A partir du 12 janvier date de l’arrivée du croiseur Kleber, le chef du corps expéditionnaire, peut disposer d’une plate-forme de transmission qui lui permettre d’adresser des rapports au ministre de la Guerre.  De nuit la station de Casablanca est relayée par le croiseur Kleber qui émet en direct vers l’émetteur de la tour Eiffel dont la puissance de l’émetteur vient d’être augmentée.

 De jour le croiseur Kleber transmet sur un croiseur au mouillage à Tanger et les radio télégrammes empruntent  le câble Tanger-Oran-Marseille. 

Une station fixe, permettant d’assurer le relais avec les troupes engagées, est construite au camp près de Casablanca, puis une seconde à Tanger.

Ce conflit met en évidence le rôle prépondérant des communications  en permettant d’informer le commandement et le gouvernement de l’engagement des troupes Françaises.

La ferme de la Rapine

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Après l’Armistice de juin 1940, le gouvernement du Maréchal Pétain s’installe à Vichy avec l’état-major de l’armée. Cette situation nouvelle nécessite de réorganiser le système de liaisons radioélectriques, pour permettre à l’état-major de l’armée de communiquer avec les divisions militaires en zone non occupée et avec les territoires d’outre-mer, ainsi qu’aux divisions militaires de communiquer avec les garnisons.

 La ferme de La Rapine est choisie pour accueillir les services spécialisés.
 
La mission est confiée au commandant Marien LESCHI, qui installe, à partir du 10 juillet 1940, les services radioélectriques de sécurité du territoire, principalement avec le personnel replié de la station radiotélégraphique du Champ de Mars, au pied de la Tour Eiffel à Paris.

 
Grâce à l’énergie et à la compétence d’une cinquantaine de spécialistes, les activités du centre fonctionnent remarquablement pour assurer globalement quatre fonctions  :

  • les télécommunications, avec une centaine de stations radio ;
  • les écoutes, qui sont la seule source de renseignement du Gouvernement de Vichy, sur ce qui se passe en zone occupée ;
  •  le soutien technique des matériels en service, ainsi que la mise au point et l’acquisition de composants et d’équipements nouveaux ;
  •  la formation des opérateurs.

 Cette configuration constitue une excellente couverture pour les activités clandestines.  Les activités officielles du centre au profit des autorités de Vichy et de l’Armée de l’armistice masquent en réalité des activités importantes de même nature, menées parallèlement au profit de la Résistance :

  • exploitation de réseaux clandestins et de lignes clandestines ;
  • recueil et diffusion de renseignements ;
  •  acquisition de composants et production des ateliers pour constituer une ressource secrète en postes mobiles ;
  •  formation d’opérateurs radio en effectif très supérieur au besoin.

 Les services rendus à la Résistance sont considérables. Malheureusement, la situation se complique à partir du 11 novembre 1942, avec l’invasion de la zone non occupée. L’Armée de l’armistice, qui était la principale justification du centre, est dissoute. Pour Marien Leschi, il s’agit de faire durer le plus longtemps possible l’existence légale de son service, dont il propose le transfert à la Gendarmerie. Par mesure de précaution, il dissimule une grande partie du matériel et disperse le personnel, dans les services locaux des PTT. Ainsi, 350 agents disposent d’une attestation qui les protégera du STO.  Mais, dans le même temps, la vulnérabilité des opérateurs clandestins s’accroît et ceux qui ont été formés à La Rapine lui font courir un grand risque en cas d’arrestation.  C’est précisément ce qui se produit le 3 juillet 1943 à Marseille. Le 8 juillet, la Gestapo investit La Rapine et arrête le commandant Leschi, ainsi que la plupart de ses cadres. Ils sont internés à Clermont-Ferrand, interrogés, puis déportés à Buchenwald et à Dora, l’usine souterraine qui fabrique les fusées V2.

 

 Le commandant Marien Leschi reviendra de déportation, avec seulement quelques uns de ses compagnons.

 

Les événements qui se sont déroulés à La Rapine, sont une des pages de gloire des sapeurs télégraphistes, qui deviennent des transmetteurs le 1er juin 1942, avec la création de l’Arme des Transmissions, distincte de l’Arme du Génie.

 

Droits reservés- Ministère de la défense-Espace Ferrié/ Musée des transmissions- Capitaine (R) Alain Stome

 

Toute demande de reproduction partielle ou totale de cet article devra faire l'objet d'une demande écrite au musée des Transmissions/Espace Ferrié


Le corps féminin des Transmissions

Le Corps Féminin des Transmissions en Afrique Française.

 Le rôle des femmes dans la Seconde Guerre mondiale n’est plus à démonter. Si l’on s’appuie sur les chiffres des deux plus grandes armées alliées ayant pris part au combat  la participation des femmes dans les forces armées russes est estimée à près d’un million [1] et 500000 pour l’armée Américaine[2]

Concernant l’armée française, il faut attendre la loi Boncour du 11 juillet 1938, prévoyant l’engagement volontaire des femmes pour que des corps féminins puissent être créés et participent aux opérations sur le front.

Avant le débarquement du 8 novembre 1942 en Afrique du Nord, l’armée Française a déjà engagé des corps féminins sur les théâtres opérationnels. Lors de l’expédition de Narvik en 1940 une section  sanitaire automobile[3] accompagne le corps expéditionnaire. En novembre 1940, une vingtaine de femmes fait parties du corps des Volontaires Française crée par la France Libre, elles seront 500  fin novembre 1941[4] rejointes au cours des années 1942 et 1944 par 5000 autres issues des corps constitués des femmes soldats  en Afrique du Nord[5].

L’action de ces corps d’auxiliaires dans l’armée de libération a été souvent occulté ou ignoré, mais leur dévouement et leur sacrifice ont égalés ceux  des hommes dans de nombreuses circonstances.

 

La création du corps auxiliaire féminin des transmissions.

L’opération Torch est déclenchée le 8 novembre 1942 sur les côtes d’Afrique du Nord. C’est le début de la reconquête des territoires occupés par les alliés.  Si, dans un premier temps, Vichy choisit  la résistance au débarquement, l’amiral Darlan présent en Afrique du Nord signe le 10 novembre un cessez le feu[6] pour tout le théâtre d’opération. Le lendemain en métropole Adolf Hitler déclenche l’opération Attila[7] puis l’opération Lila le 27 novembre 1942[8], cet acte remet l’armée Française au combat.

 S’agissant de la nouvelle arme des Transmissions qui doit faire face à une pénurie de personnel indigène et de crédits supplémentaires  le général Merlin envisage le recrutement sous l’égide P.T.T. de personnel féminin pour assurer des emplois de dames téléphonistes, de dames baudotistes[9] et d’opératrices radio. Ce corps militarisé, constitué avec l’aide des groupements de jeunesse féminine, serait appelé à servir dans les postes de territoire ou dans les grandes unités[10][11].

Le 22 novembre l’Etat-major des armées donne son accord[12]et le 18 décembre 1942 une  instruction vient officialiser la création et le fonctionnement du Corps Féminin des Transmissions en Afrique Française. Ce corps est constitué d’opératrices radio électriciennes, de standardistes, de télétypistes et son effectif initial est de 1275 personnes.

 Il est ouvert aux Françaises âgées de 18 à 40 ans. L’engagement est de un an minimum et pour la durée des hostilités au plus[13]. Ces dernières doivent fournir outre un certificat médical d’aptitude, un extrait de casier judiciaire ainsi qu’un certificat de bonne vie et mœurs[14]. Elles sont placées sous l’autorité du commandant des transmissions supérieures de la grande unité correspondante, elles peuvent servir dans : une formation de l’Afrique du Nord, une localité déterminée ou dans une formation des armées[15] ou dans une formation de l’Afrique Française autre que l’Afrique du Nord. Si leur statut se calque sur le personnel militaire, deux points en diffèrent : la rémunération, imputée sur les crédits du personnel civil du ministère de la Défense et, pour les éventuelles blessures de guerre,  l’application du régime des accidents du travail en Algérie et non pas de l’application du code des pensions militaires[16].

Le statut des femmes dans l’armée va évoluer tout au cours de la guerre, opposant deux conceptions d’emploi, celle calqué sur le modèle anglais avec une organisation verticale  uniquement féminine avec une priorité à l’encadrement[17]  et celle calqué sur le C.F.T. privilégiant le système d’unités géminées (mixte) donnant la priorité aux spécialistes.  L’année 1944 voit  la création du corps des A.F.A.T.[18] [19] qui vise à unifier les différents corps féminins créés entre 1940 et 1944. Le C.F.T., lui, continuera de bénéficier d’un statut particulier.

L’organisation du corps féminin des Transmissions

La mise en place du C.F.T. va poser de nombreux problèmes[20] tant la situation politico-industrielle est  délicate du fait qu’il n’existe aucune  organisation administrative. Pour ce faire, le général Merlin va s’appuyer sur les compétences de 3 personnes : le lieutenant- Colonel Brygoo ; le Capitaine Cot, madame Trabut[21] qui deviendra chef du service social.  La politique de recrutement va être caractérisée par la recherche d’un haut niveau moral et intellectuel. L’organisation mise en place par général Merlin pour celles qu’on appelle de nos jours« les Merlinettes »   va conjuguer une instruction militaire mais aussi un service d’assistance sociale.

La formation

Les volontaires sont réparties en deux catégories : celles qui désirent servir aux armées et  celles qui ne sont volontaires que pour le sol Africain. La campagne de Tunisie va être riche d’enseignement sur l’instruction militaire et la formation à leur dispenser pour la suite de la guerre.

L’instruction du personnel féminin du C.F.T est réalisée dans les centres de Rabat, Alger, Maison Carré, Constantine, et Tunis. Pour le personnel féminin volontaire pour la vie en campagne l’entrainement s’est déroulé dans un camp aménagé dans le parc du château d’Hydra près d’Alger.

La durée de formation varie entre 6[22] et 17[23] mois en fonction de spécialité choisie. Elle permet la détection des futurs cadres du corps  la sélection et l’instruction d’une trentaine de volontaires au profit du  BCRA. Onze d’entre-elles seront parachutées en France occupée, cinq ne reviendront pas.

Au terme de cette instruction les « Merlinettes » du territoire rejoignent leurs affectations. Le reste est versé dans l’armée B.

Les affectations des Merlinettes

Les parcours de chaque engagée dans le corps des Merlinettes est, comme pendant toute la Seconde Guerre mondiale, atypique. En effet, si le gros des recrutements va se réaliser avec les volontaires en provenance d’Afrique du Nord,  une partie des effectifs provient  du corps des volontaires françaises mis en place à Londres et il est complété par des métropolitaines bloquées par la guerre en Afrique du Nord.

Les affectations vont être de trois ordres :

- le territoire africain : une affectation dans des centraux téléphoniques ou les postes radio au Maroc, en Algérie, en Tunisie ou en Corse, pour celles qui choissent la sédentarié

-  La resistance :celles qui ont choisi de servir pour les missions spéciales organisées par le BCRA du colonel Dewarin qui vont subir un entrainement  spécial complémentaire incluant un saut en parachute. Cinq d’entre-elles ne reviendront pas : Elisabeth Torlet[24] parachutée le 30 aout 1944 dans le cadre de la mission JORXEY et exécutée le 6 septembre d’un balle dans la nuque par les Allemands au lieu-dit Terre Rouge sur la commune de Blussans ; Marie Louise Cloarec, Eugénie Djendi, Pierrette Loin, Suzanne Mertzien arrêtées, déportées et exécutées au camp de concentration de Ravensbrouck soit pendues ou abattues d’une balle dans la tête.

- Les  armées :

-           d’abord sur le front Tunisien :

Le cessez le feu signé à Alger le 10 novembre 1942 provoque l’occupation de la Tunisie par les Allemands. Ces derniers bénéficient de la mise à disposition des aérodromes français par le gouvernement de Vichy.  Tunis et Bizerte sont libérés l8 mars 1943 et le 15 mars 1943, cinquante-quatre Merlinettes quittent Alger. Accueillies avec scepticisme et ironie, elles vont être affectées au Kef, à Souk El Araba, à Teboursouk, à Ebba Ksour, à Tebessa, à Aïn Beïda et au PC du 19 corps d’Armées. A la libération de la Tunisie elles vont assurer  le service des postes radio à Tunis, Kef, Sfax, Sousse et Gafsa.

-          Au sein du corps expéditionnaire français du Général Juin en Italie.

Elles sont  affectées au sein de la compagnie d’exploitation  807/1, de la compagnie d’écoute Cie 808, du détachement 805 du Général Commandant en Chef. Elles embarquent  à Oran et débarquent à Naples en décembre 1943.

-          Au sein de la 1ère  Armée.

L’opération Anvil-Dragoon déclenchée le 15 août 1944, voit débarquer trois divisions du 6e corps Américain. Ils sont précédés par les commandos  les commandos d’Afrique en baie de Cavalaire.  Le lendemain débarque la force Garbo  de la 7e armée US. Cette dernière est composée du 6e corps d’armée US et de l’Armée B du général de Lattre qui va devenir la  1e armée  Française [25] 

 

L’emploi des Merlinettes.

Bien qu’elles n’aient pas été employées au sein d’unités servant en première ligne,  les Merlinettes vont faire face au même feu et aux mêmes dangers que les hommes. Elles vont affronter les mêmes images de violence induites par les combats et l’épuration.  Celles qui ont choisi d’être parachutée au profit du BCRA vont faire preuve du même esprit de sacrifice que les hommes puisque cinq d’entre-elles ne reviendront pas de la mission qui leur a été dévolue.  Sur le plan professionnel, elles vont servir avec la même abnégation, le même courage, la même détermination  que leurs collègues masculins.  Pendant la libération de la France elles auront parfois un accueil mitigé de la population, certaines en viendront à regretter l’accueil qui leur a été fait lors de la campagne d’Italie. L’accueil de la population française n’est effectivement  pas la hauteur du sacrifice et de l’engagement de des femmes engagées dans  des unités militaires  et qui ont œuvré à la libération de notre pays.

 

Moins connu que les ambulancières du groupe Rochambeau affecté à la deuxième Division Blindée, le corps féminin des Transmissions, sous l’impulsion du général Merlin, a montré l’engagement des femmes dans l’Armée Française de libération.  Avec le service de Santé des Armées, l’arme des Transmissions est la première Arme à féminiser ses rangs à une époque où les femmes n’avaient qu’une place relative dans la société française. A l’issue de la guerre, la porte qui s’était entrouverte va quelque peu se refermer et leur reclassement dans la société ne va pas être forcément très facile.  Certaines vont prendre part à  la guerre d’Indochine[26].  A la fin de la guerre, la population féminine des armées représentait environ 14000 femmes qui provenaient d’horizon divers, France Libre à Londres[27], résistance[28], Armée  d’Afrique[29] pour qui il avait fallu créer un statut, dans l’urgence. La création du corps des auxiliaires féminines de l’armée de Terre (AFAT) le 26 avril 1944 vise à uniformiser leur statut au sein de l’armée de Terre, ce corps sera remplacé le 1er février 1946 par la création du corps du Personnel féminin de l’armée de Terre.

 

Sources :

-          Les femmes dans l’arme des Transmissions- Général de Division L. Merlin imprimerie Imbert 1948

-          Les volontaires Française pendant la Seconde Guerre mondiale-Mémoire de maîtrise d’histoire– Hélène Martin.

-          Cahier d‘une Merlinette- Renée Dumartin-Dhyser- 13 novembre 2004-non publié- Archives espace Ferrier- Musée des Transmissions Rennes

-          Extrait du n°3 de la revue des Transmissions- L’arme des transmissions – juillet- août 1946- Général de brigade R.Brygoo et Lieutenant-Colonel J-E Teissier

   L       Les volontaires féminines de la France Combattante- Portrait de deux femmes engagées dans la guerre Lucienne Wurtsen et Jacqueline Simon- Editions Heimdal- revue 39-45

            Les tribulations d’une femme dans l’armée Française- Solange Cuvillier – Editions Lettres du Monde 1991

 

Ministère de la défense-Espace Ferrié/ Musée des transmissions- Philippe Massé

Toute demande de reproduction partielle ou totale de cet article devra faire l'objet d'une demande écrite au musée des Transmissions/Espace Ferrié

 

 



[1] Y compris dans les unités combattantes

[2] Pas de femmes dans les unités combattantes

[3] Rattaché au service de santé

[4] Organisation calquée sur celle des ATS britannique (service auxiliaire de l’armée de Terre).

[5]  Les volontaires féminines de la France Combattante- Portrait de deux femmes engagées dans la guerre Lucienne Wurtsen et Jacqueline Simon- Editions Heimdal- revue 39-45.

[6]  A Alger le cessez le feu avait pris effet le 8 novembre 1942

[7] Envahissement de la zone libre

[8] Sabordage de la flotte à Toulon

[9] Le code Baudot est un code binaire développé par l’ingénieur Emile Baudot grâce à une machine qu’il invente dans les années 1870. Le code Baudot est l’un des premiers codes binaires utilisé grâce à une machine. Il est aussi appelé code télégraphique Alphabet International (AI) n°1 ou Alphabet International (AI) n°2 ou code CCITT n°2.

[10] Echelon corps d’armée et au-dessus

[11] Note N°407/T du 20 novembre 1942

[12] Note 105 4 e bureaux du 22 novembre 1942

[13] Les contrats cesseront systématiquement 30 jours après la cessation des hostilités

[14] Auquel viennent s’ajouter le cas échéant une autorisation parentale pour les mineures et une autorisation de l’époux pour les femmes mariées. Ces dernières ne doivent pas élever un enfant de moins de 16 ans.

[15] Niveau Grand Quartier Général jusqu’à  échelon Corps  d’Armées

[16] Loi du 31 mars 1919

[17] Modèle calqué sur l’Auxiliary  Territorial Service de l’Armée de terre Britannique.

[18] Auxiliaire féminine de l’armée de Terre

[19] En 1945, la direction des A.F.A.T. sera transformée en sous-direction rattachée à l’Etat-Major des Armées.

[20] Encadrement habillement, logement, locaux d’instruction…..

[21] Ouvrant dans une association de protection de l’enfance et dans l’œuvre de placement des enfants de France et d’Algérie.

[22] Standardistes télétypistes

[23] Ecoutes spéciales radio goniométrie.

[24] Citée à l’ordre de l’Armé le 6 février 1945 (Décision n°645 du général de Gaulle)

[25] Fusion  de l’armée B et du corps expéditionnaire Français déployé en Italie.

[26] Solange Cuvillier

[27] Corps des volontaires françaises (CVF crée le 7 novembre 1940)

[28] Forces Française de l’Intérieur

[29] Forces Françaises Libre 

La colombophilie militaire.

 

De l’antiquité à 1870.

L’histoire des oiseaux messagers est aussi ancienne que les hommes. Si l’on se réfère à la Bible,  Noé, quarante jours après le déluge, lâche une colombe qui revient le soir même porteuse d’un rameau d’olivier dans son bec. Nonobstant cette référence biblique, l’utilisation du pigeon messager est connue depuis la plus haute antiquité[1]. En 43av JC Pline l’ancien conte, dans son livre histoire naturelle, le siège de Modène où comment Décimius Brutus encerclé par les légions d’Antoine fit parvenir des lettres attachées par un fil de soie à Hertius. Les colombarii romains vont accueillir jusqu’à 2500 couples de pigeons. Jules César utilisera se moyen pour informer les sénateurs de ses conquêtes Gauloise.

En 732, la victoire de Charles Martel à Poitiers sur les sarrasins fut annoncée par ce biais[2]. Dès 1145 le calife Abasse Ahmed Nasser Lindin Allah organise un service postal régulier entre sa capitale Bagdad et les villes de son empire. En 1098 lors de la première croisade, l’interception d’un pigeon voyageur va changer le cours du siège du fort d’Hajar et va faire redécouvrir aux croisés ce système de transmission Au milieu  du XIIIe siècle, le sultan du Caire possède plus de 2000 pigeons voyageurs prêts à partir.

En l’an 800, l’empereur Charlemagne institua le droit du colombier ouvrant à la seule noblesse, au clergé, et aux possesseurs de terre le droit de détenir un colombier. Ce droit va courir jusqu’à la révolution française, où les hommes essayèrent de détruire le plus de pigeonniers possible. Ces derniers symbolisaient le droit de propriété, mais l’abolition des privilèges permit à tous les citoyens de détenir des pigeons[3].

En Europe, il faudra attendre la bataille d’Haarlem en 1372 puis le siège de Leyde par Philippe II d’Espagne[4].  

Le siège de Paris par Henri IV, en 1593, les pigeons sont le seul moyen de communication entre les assiégés et la province. L’utilisation du pigeon voyageur comme moyen de communication va s’accroitre avec le développement du chemin de fer.

Bien que le pigeon voyageur soit considéré comme un messager depuis l’antiquité, son utilisation est limitée du fait de son transport en dehors de son pigeonnier. Outre le fait que l’on puisse le considérer comme une boussole[5] vivant l’éducation et l’entrainement sont basés sur sa fidélité conjugale.

En effet, l’attachement au nid et l’affection conjugale des pigeons préside à leur dressage. Le colombophile utilisera deux techniques celle dite du veuvage et celle de la jalousie. Le veuvage consiste à séparer le male de la femelle et de conduire l’un des deux oiseaux jusqu’au point qu’on entend pour lui faire rallier son colombier. Dans certains cas, on montrera au mâle la femelle en galante compagnie pour le stimuler. Néanmoins l’entrainement des pigeons sera primordial, ce dernier sera progressif et verra les premiers lâchers au trois mois de l’animal dans des périmètres ne dépassant pas dix à quinze kilomètres, puis à des distances d’environ 200 à 250 km.  Morphologiquement, le pigeon est un animal endurant, il peut parcourir des distances pouvant aller jusqu’à 1600 mètres par minute soit une vitesse de vol comprise entre 50et 100km/h. De plus cet animal peut voler sans se poser pendant plus de 1000 kilomètres[6].

 Comme nous le précisions plus haut l’essor de la colombophilie est lié au développement des chemins de fer. Antérieurement, les pigeons étaient transportés dans des cages soit à dos d’hommes soit dans des calèches[7]. A l’époque de la révolution industrielle, la colombophilie est avant tout un loisir pratiqué au sein de sociétés sportives situées dans le nord de la France, en Belgique et en Hollande.[8].  Les pigeons voyagent seuls par  trains et les chefs de gare sont sollicités pour l’ouverture des cages sur les lieux des lâchers.

De 1870 à 1914  Le renouveau de la colombophilie militaire.

Après les défaites des armées française, les armées prussiennes sous le commandement de Bismarck vont encercler Paris. La capitale ne pourra communiquer par câble avec l’extérieur que jusqu’au 29 septembre date à laquelle il rompt.

Les pigeons voyageurs seront les derniers instruments de communication entre la ville assiégée et l’extérieur[9]. Trois cent cinquante-huit pigeons ont été embarqués dans quarante-huit ballons qui vont quitter la capitale vers la province entre le 28 septembre 1870 et le 28 janvier 1871.  C’est grâce à l’un de ses pigeons que Paris sera averti que Gambetta a réussi à gagner la ville de Tours.

L’une des problématiques liées à la capacité transport de messages par les pigeons va être résolue avec le recours à la microphotographie. Cette technique va permettre d’enregistrer sous une pellicule photographique une grande quantité de données par le système développé par l’artiste photographe Dragon.

Chez les militaires, l’utilisation du pigeon voyageur va faire l’objet de nombreuses études, en 1874 les Prussiens, vont doter leur armée de nombreux colombiers militaires et utiliser le rail pour faire décoller leurs pigeons du territoire français. Dans cet entre-deux-guerres le contre-espionnage Français ne cessera de lutter cette pratique. En 1886, le ministre de la guerre et le ministre de l’intérieur doivent intervenir pour faire cesser cette « éducation Française » des pigeons voyageurs Prussiens. La France, quant à elle, dote son armée d’un service de colombophilie dont la mise en œuvre est dévolue au service du Génie. Les pigeons voyageurs sont réquisitionnables au même titre que les chevaux et les mulets[10][11].

Le premier déploiement du service de colombophilie militaire Français va se faire au Maroc, où le général Lyautey communique par ce biais avec les postes de commandement et les colonnes mobiles. Le génie développe à cette occasion des pigeonniers démontables transportés à dos de mules. En 1900, la France se dotera de colombiers mobiles tirés par des chevaux qui suivront les armées en  mouvement[12], et qui verra en 1913 la naissance de la colombophilie militaire aux armées sous l’impulsion du lieutenant Albert Leroy-Beagues. Du côté Prussien le docteur Julius Neubraunner[13], passionné de photographie et de colombophilie  a mis au point une caméra  légère et  minuscule qui se fixe à la poitrine du pigeon au moyen d’un harnais et d’une cuirasse en aluminium. Le projet fut breveté en 1908 et le docteur Neubraunner présenta son invention à l’exposition photographique internationale de Dresde et à l’exposition aéronautique de francfort.

La première guerre mondiale.

L’invention de Julius Nebraunner, a particulièrement intéressé le ministère de la guerre Prussien au début du XXe siècle, car elle permettait de voler entre 50 et 100 m d’altitude, un mécanisme pneumatique permettait de prendre des photos. Mais depuis le vol des frères Wright en 1903, le rôle des pigeons voyageurs dans le cadre de la reconnaissance aérienne sera très limité. Ceci ne retire pas le rôle prépondérant de ces animaux durant tout ce premier conflit, héros malgré eux de la grande Guerre. Lorsque cette dernière éclate, chaque armée considère le pigeon voyageur comme un auxiliaire « espion » et les tireurs d’élite des deux belligérants sont chargés de les tuer. Au début de la guerre, l’armée Française se basant sur les travaux du général Ferrié sur les transmissions et la télégraphie sans fil dispose d’une organisation colombophile rudimentaire. Aucun des belligérants ne s’attend à une stabilisation du front qui va déboucher sur une guerre de tranchées. La France compte, au début des hostilités,  une dizaine de colombiers militaires fixes possédant environ 200 à 400 pigeons et va pouvoir compter sur un certain nombre de colombiers civils bien entrainés dans le nord et l’est de la France[14]. Néanmoins les Allemands sont plus en avance et ont mobilisé l’ensemble de leurs colombiers civil. Dans les territoires occupés la possession de pigeons est interdite, tout possesseur pouvant être fusillé pour traitrise. Du côté anglais, l’état-major britannique est persuadé du caractère rétrograde de l’utilisation de ces animaux, mais, dans le cadre du contre-espionnage l’état-major ordonne aux garde-côtes d’abattre les volatiles volant près de leur côte. Quant aux américains ils les utiliseront dès leur arrivée en France. Durant le conflit, des colombiers mobiles seront développés et resteront aux contacts des lignes.

De nombreux actes d’héroïsmes sont attribués à l’action des pigeons voyageurs, nous retiendrons Vaillant le pigeon n°78715 du colombier de Verdun, cité à l’ordre de la Nation.  Durant la bataille de Verdun Le commandant Raynal, défendant le fort de Vaux,  adresse son dernier pigeon le 16 avril 1916[15] pour rendre compte de sa situation. L’action héroïque du pigeon « Bel Ami » servant au sein du corps expéditionnaire américain[16] qui traverse les lignes Allemandes pour sauver le bataillon encerclé et arrivant au pigeonnier avec une patte en moins et une balle dans la poitrine.[17]

L’entre-deux-guerres.

Les armées ont reconnu le rôle essentiel des pigeons voyageurs durant la première guerre mondiale notamment près des lignes de front. Les Etats-majors ayant hautement apprécié ses qualités de mobilité et de rapidité. L’entrainement des pigeons militaires va se porter sur un entrainement aux vols nocturnes  et aux missions « aller-retour ».

La seconde guerre mondiale.

Depuis le 1er septembre 1939, date de la déclaration de guerre, le service colombophile de l’armée Française soumet ses pigeons à un entrainement intensif et rigoureux. La percée allemande et la débâcle de l’armée française ne vont pas permettre aux pigeons militaires français d’exercer leur talent de messagers. Comme lors du premier conflit mondial, les allemands décrètent punissables de la peine de mort les possesseurs de pigeons voyageurs dans les zones occupées. Utilisés par la résistance pour les communications avec les maquis ou avec Londres.  Les pigeons ont été  souvent parachutés dans un container, avec des instructions  et un questionnaire à l’usage de la personne qui les trouve. Ce système entrainant un taux de perte élevé. Les Alliés et les Allemands reprendront les travaux du docteur Julius Neubraunner. Les pigeons voyageurs furent aussi utilisés par les unités combattantes alliées lors des débarquements d’Italie, de Normandie et de Provence. Des expériences vont être menées par les américains sur la conduite des missiles[18].

 Depuis la fin de la seconde guerre mondiale à ce jour.

Bien que les transmissions aient fait de nombreux progrès, les pigeons voyageurs vont être utilisés sur de nombreux théâtres opérationnels, notamment par l’armée française lors des guerres d’Indochine et d’Algérie pour des missions d’agents de liaison avec les avant-postes ou au profit de la résistance indochinoise dans la région des haut-plateaux. L’armée américaine, quant à elle va s’intéresser à employer les pigeons pour détecter les embuscades lors des opérations de contre guérilla.  Bien que ce projet n’ait pas connu le succès escompté les américains vont continuer leurs recherches dans le cadre du projet P4[19] qui visent à transformer les pigeons en auxiliaires espions.

Dans les années 1970, il apparait que l’armée Israélienne utilise des animaux dressés et notamment des pigeons voyageurs dans les conflits qui l’opposent au monde arabe.

En Europe, à ce jour, seule la France dispose encore d’un colombier militaire basé au sein du 8e régiment de transmissions au Mont Valérien.  De nombreuses interrogations font jour, à l’époque de l’Internet, de la numérisation de l’espace de combat sur le maintien d’unités  spécialisées dans la colombophilie militaire sur le maintien de telles unités au sein des armées.  L’une des réponses qui puisse se concevoir est que cet auxiliaire pallie aux défaillances des systèmes de transmission dans l’hypothèse où les systèmes conventionnels aient été détruits lors d’un nouveau conflit.

Sources :

-          Le pigeon voyageur Alexandra Reinfray- Editions Ouest France – février 2007.

-          Les animaux soldats Histoire Militaire des animaux des origines à nos jours- Martin Monestier- Le cherche Midi éditeur- mai 1996.

-          Le colombier militaire national et le musée de la colombophilie- Armée de terre ECPA.

 

 

Droits reservés- Ministère de la défense-Espace Ferrié/ Musée des transmissions- Philippe Massé

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[1] Tablettes Sumériennes vieilles de plus de 5000 ans y font références

[2] L’inscription du papyrus était la suivante Saraceni-Obrite

[3] Le 4 août1793

[4] Les défenseurs de la ville de Leyde apprirent par ce moyen que les troupes conduites par le prince d’Orange étaient à deux heures de route et que les digues rompus l’agresseur allait devoir lever le siège.

[5] Les travaux du professeur John Gould de l’université de Princeton et des docteurs David Preste et John D Petigrew du Coltech Institute découvrent que le corps des pigeons contient de la magnétite (oxyde de fer magnétisé) et qu’ils pourraient mesurer les champs magnétiques.

Le pigeon se sert aussi de son odorat pour naviguer et de sa vue perçante  pour se situer.

[6] Vol Paris Saigon environ 11500 kilomètres en vingt-quatre jours.

[7] Trajet d’environ 25 jours entre Paris et Lyon.

[8] 1846 la ville d’Anvers compte trente sociétés colombophiles et vingt-cinq mille pigeons sélectionnés.

[9] La communication se fera dans le sens Paris-Province et Province-Paris.  (1500 pigeons de la région de Lille  sont dans les murs de la cité parisienne avant le début de l’encerclement)

[10]  Loi du 3 juillet 1877, complétée par le décret du 15 septembre 1885 imposant le recensement des pigeons « civils »

[11] Le décret du 1er octobre 1888 règle le statut des colombiers militaires.

[12] Invention du capitaine Reynaud-Etat-major du 9e corps.

[13] Apothicaire à Kronberg (1852-1932)

[14] Verdun, Saint Menehoud, Vitry le François, Verdun….

[15] 4.6.16 Nous tenons toujours mais nous subissons une attaque par les gaz et des fumées très dangereuses. Il y  urgence à nous dégager. Faites nous donner de suite une communication optique par Surville qui ne répond pas à nos appels. C’est mon dernier pigeon prénommé Vaillant- Raynal.

[16] « Lost battalion » Groupe New Yorkais de la 77e division

[17] Le corps naturalisé repose au Smithsonian Institute de New  York.

[18] 1940 -Université du Minnesota- Docteur Burrhus Frédéric Skinner- travaux sur la psychologie animale appliquée.

[19] Travaux des docteurs Eugène Bernard et Robert Bülow au sein du laboratoire d’études et d’expérimentation Behavior, Systems, Inc.

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Les transmissions en Indochine

 

Octobre 1945  
  • Création d’un commandement des transmissions des forces terrestres en Extrême-Orient (FTEO).
  • Arrivée de la 9e division d’infanterie coloniale avec ses transmissions.
Septembre 1945  
  • Création du 821e bataillon de transmissions à partir du 163e bataillon colonial de transmissions, à Toulouse
 163 bt  821 bt
 163ème bataillon de Transmissions  821ème bataillon de Transmissions
 
  • Le 30e bataillon de transmissions débarque à Saïgon en juin 1946, accompagné de la 2e compagnie coloniale de construction (2ème CCCT).
  • Le 21e bataillon de transmissions après avoir été employé durant l’année 1947 à la réfection du réseau téléphonique PTT de Normandie, débarque à Saïgon fin novembre 1948.
  • La 71e compagnie coloniale de transmissions, initialement 71/84 débarqua à Saïgon en novembre 1945. Dirigée sur le Tonkin, elle débarque à Haïphong en mars 1946.
  • La 72e compagnie coloniale de transmissions est créée près d’Aubagne sous la dénomination 61e compagnie mixte de transmissions en mars 1945, puis 72e compagnie mixte de transmissions en septembre 1945. Débarque à Saïgon en février 1946.
  • Les 1e, 2e et 3e compagnies de marche (ou mixtes) de transmissions furent créées en métropole début 1947. La 1ère CMT débarqua en février 1947 à Haïphong. Les 2e et 3e à Saïgon en mars 1947.
  • La 1ère compagnie de marche du 45e régiment de transmissions fut constituée au cours du troisième trimestre 1949. Débarqua à Haïphong fin août 1949.
 Décembre 1945
  • Arrivée de la 3e division d’infanterie coloniale avec ses transmissions
 De 1946 à 1952
  •  Création d’unités à partir des renforts venus de métropole.
En Cochinchine

- Centre d’instruction technique des transmissions.

- 30e bataillon de transmissions en Cochinchine.

-  821e bataillon de transmissions à Saïgon.

-  71e compagnie coloniale de transmissions.

trans extreme orient 821btindo 71 ct 
 Transmissions Extrême-Orient  821eme bataillon de Transmissions  71ème compagnie coloniale de transmissions
A Hanoï  

72e compagnie coloniale de transmissions

Compagnie de construction 21/2 (Haïphong)

Compagnie territoriale de transmissions 21/3.

 
72ct CTT21.1  parc de transmissions des FTEO  parc transmissions de la ZOT 
 72 ème compagnie coloniale de Transmissions  Compagnie territoriale de construction 21/1  parc transmissions des FTEO  Parc transmissions de la ZOT
A Saïgon  
Compagnie territoriale de transmissions 21/1 
 A Haïphong  1e, 2e et 3e compagnie mixte des transmissions
1ere cie mixte de transmissions 2ème cie mixte de tras  3ème cie mixte de transmissions
 1e compagnie mixte des Transmissions.  2e compagnie mixte desTtransmissions. 3e compagnie mixte des Transmissions.
 
Fin 1952 

L’organisation atteint sa plus grande ampleur et comporte jusqu’au cessez-le-feu du 11 août 1954

Un commandement des transmissions interarmées et des forces terrestres en Extrême Orient à Saïgon.

-    Une direction du matériel des transmissions des forces terrestres en Extrême Orient à Saïgon.

-   Un commandement des transmissions par territoire (Cochinchine, Tonkin, Centre-Annam, Sud-Annam, Cambodge, Laos).

-   Un parc des transmissions des FTEO à Saïgon avec des échelons avancés (Hanoï, Tourane, Pnom-Pehn).

-   Une compagnie de parc des transmissions à Haïphong.

-   Un centre d’instruction technique des transmissions à Thu-Dau-Mot (Cochichine).

-   821e bataillon de transmissions à Saïgon.

-   822e bataillon de transmissions à Hanoï (créé à partir de la 71CT et cie 21/1).

-   823e bataillon de transmissions à Haïphong –créé à partir des cies 21/2 et 21/3).

-   1e compagnie-mixte (Vientiane.

-   2e compagnie-mixte (Hué).

-   3e compagnie-mixte (Nha-Trang).

-   4e compagnie-mixte (Pnom-Penh).

-   72e compagnie coloniale de transmissions, futur 811ème bataillon (1954).

-   1e et 2e compagnies légères de transmissions, devenues 1e et 2e compagnies divisionnaires, puis réunies en 282e compagnie divisionnaire

822 eme bataillon de transmissions
822ebataillon de Transmissions

Ministère de la défense-Espace Ferrié/ Musée des transmissions- Capitaine (r)Alain Stome

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